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Le Matériel Scientifique

Nous allons sur cette page essayer de définir le matériel utilisé sur la Calypso de ses débuts jusqu'a la fin.


 

La drague


Ensemble métallique constitué d'une armature sur laquelle est fixé un filet métallique. Cette drague tractée par le navire vient racler le fond de l'océan et recueillir sans discernement tout ce qui jonche le fond. "Système dévastateur si utilisé près des coraux"

 
 

La benne

 

Tel un godet de grue, les mâchoires mécaniques se referment en touchant le fond via un dispositif de contrepoids. Remontés sur le pont, la boue, le sable ou toute autre matière sont recueillies et triées.


 

La bouteille Nansen ou Knudsen

 

Pour connaitre l'eau de la mer, il faut l'analysé. Pour cela, il fallait trouver une solution permettant de récupérer un échantillon d'eau quelque soit la profondeur. D'où, l'utilisation de la bouteille de Nansen.

Elle fut créée par un explorateur savant et homme d'état Norvégien au début du 20 siècle. Il s'agit d'un appareil constitué d'un cylindre métallique pourvu d'un couvercle à chacune de ces extrémités et que l'on laisse descendre entièrement ouvert jusqu'a la profondeur désirée. Lorsque celle-ci est atteinte, on envoie du pont de la Calypso une sorte de poids "messager" qui déclenchera un mécanisme qui obturera de façon hermétique le cylindre par ces 2 orifices. De cette façon, l'eau emprisonné sera bien celle de la profondeur voulue. Sur le flan de la bouteille de Nansen, on adjoint un thermomètre spécial qui enregistre la température de l'eau au moment ou le "messager" obture la bouteille.

Pour réaliser une" photographie" d'une tranche d'eau à des profondeurs différentes au même moment, les hydro logistes immergent toute une série de bouteille sur le même filin en utilisant le même "messager".

A une grande profondeur, la bouteille de Nansen est renforcée et contenue dans une enveloppe de verre très épaisse et dotée d'autres perfectionnements qui garantissent l'exactitude des données recueillies.


 

Le carottier

 

Le carottier consiste en un tube creux métallique qui vient perforer le fond océanique d'une façon ou d'une autre (à l'aide d'un dispositif vibrant ou aspirant ou en tarière ou avec gravité) pour en extraire une carotte. Celle-ci est extraite en laboratoire de son tuyau au moyen d'un piston ou par l'ouverture de son étui en plastique. Un morceau est étiqueté, emballé et conservé à 4 degrés

La carotte est un échantillon plus ou moins long de la terre, des sédiments, de glace que les physiciens, les chimistes, les géophysiciens, les climatologues, les paléontologues etc... Étudieront, analyseront durant plusieurs années.

 

 

Le filet à plancton

La récolte du plancton s'effectue à l'aide d'un long filet à col rigide et fermé à son extrémité. Il est remorqué par le navire durant une certaine distance mais très souvent à faible profondeur. Il faut savoir que le plancton est un animal microscopique ou de très petite taille et qui nourrit une grande partie de la faune marine. Il a été prouvé par le Docteur Bombard qu'un naufrager sur une embarcation à la dérive peut grâce à un filet recueillir du plancton et se nourrir avec.


 


Le filet à Necton

 

On appelle necton, l'ensemble des organismes aquatiques capable de lutter contre le courant par ses propres moyens (poissons, crustacés, calmars....). On utilise un filet beaucoup plus grand, plus large et bien plus rigide et résistant que celui utilisé pour le plancton. Il est fixé sur une armature métallique tel un cadre renforcé et rigidifier. Ce filet là est lui aussi tracté par le navire mais, il faut impérativement qu'il soit relié à un système de treuil pour le ressortir de l'eau du fait de son poids et de l'éventuelle profondeur où il se trouve.

 

 

Le sonar à balayage latéral

 

Le sonar à balayage latéral dit poisson est tracté à une profondeur définit et envoie des ondes en survolant le fond océanique en émettant des faisceaux d'ondes sonores. Ce qui permet de connaître le profil du fond de la mer en renvoyant une véritable photographie sonore. Ils sont utilisés en archéologie sous-marine, dans la recherche d'hydrocarbure. Pour le magnétisme, la calypso remorque un magnétomètre qui relève en continue les champs magnétique de la terre.

Le sonar à balayage latéral travaille sur une fréquence de son élevée entre 40 et 140 kilohertz. Dans les eaux peu profondes, les signaux sont dans ce cas émis en faisceau droit. Leur très courte longueur d'onde (quelques centimètres) leur permet de bien cerner les objets qu'il rencontre. Le sonar travaille sur une fréquence alors situé entre 40 et 80 kilohertz.

 

En employant un transducteur de forme allongée, on envoie des signaux de haute fréquence selon une série de faisceaux en forme d'éventail. Si on dispose de 2 autres sonars que l'on immerge de part et d'autre du navire, on obtient une image en 3D du fond survolé. Si un quelconque objet dépasse du fond, col d'amphore, épave celui-ci est directement retranscrit sous la forme d'une ombre au contour bien défini sur l'écho gramme (rouleau enregistreur) délivré par l'hydrophone.


 

 

La Brouette

 

Pas de photo.

 

Cet engin fut inventé et mis au point par le Commandant Alinat. C'est un traineau auquel est fixée une caméra. Il est tracté par un chaland. Cet engin devait permettre de faire des prises de vues des baleines en déplacement. Ce traineau exigeait quelques modification car, lorsqu'on agit sur le gouvernail de direction, il se vrille dans l'eau et le plongeur qui le maintenait se met à tourné en même temps que lui, sans pouvoir le stabiliser.

 

 

Aquarium anti-Roulis 

 

Les aquariums anti-roulis de la Calypso se trouvaient installés sur la plage arrière de cette dernière. Grace a eux, les hommes de Cousteau pouvaient plus facilement filmé ce qui les interressaient. Ce proceder permettait d'obtenir de meilleurs prises de vues  et évitait de très longues heures passées sous l'eau avec tousles risques qui pouvaient en émanner. On peut les voir dans boin nombres des documentaires .

 

Chaîne de radionaviguation RANA type H (perrien 1965)

 

La navigation et la localisation des navires en cours de sondages ont été faites ii l'aide de la chaine de radionavigation RANA type H, qui fait partie de 1' équipement océanographique national [PERRIEN,19651.

A - Principes

Cette chaine se compose de deux réseaux comprenant chacun deux émetteurs, distants de 10 k 20 km, rayonnant des ondes entretenues pures rigoureusement synchronisées en fréquence et en phase. La comparaison des phases de ces ondes définit un lieu de position du mobile, qui est une hyperbole ayant pour foyers les deux émetteurs d'un même réseau.

En fait, chaque réseau engendre un faisceau d'hyperboles homofocales correspondant à des valeurs données de la différence de phase. L'écart entre deux hyperboles de différences de phases nulles constitue un  chenal  hyperbolique dont la largeur est fonction de la longueur d'onde et représente une variation de 3600 (ou un tour) de la différence de phase.

Pour la locaIisation , on mesure les phases avec une précision de 1/100 de tour, mais cette mesure n'est faite qu'à un nombre entier de tours près. Il y a donc ambiguïté sur le lieu hyperbolique coïncidant avec la position réelle du mobile. Pour identifier ce lieu, le système RANA H comporte un dispositif de lever d'ambiguïté par superposition, dans un même réseau, de trois familles d'hyperboles ayant les mêmes foyers, mais définissant deschenaux de largeurs différentes (rapport 10). On a ainsi trois sensibilités de mesure. La sensibilité la plus fine sert à  la localisation précise. Les deux autres sont utilisées pour identifier, à partir des coordonnées du point estimé, le chenal «  fin »  dans lequel se trouve effectivement le navire. L'identification (ou calage) est faite une fois pour toutes à la mise en marche du récepteur. Le compte des chenaux hyperboliques franchis ensuite par le navire faisant route est automatiquement entretenu par un totalisateur. Avec deux réseaux, on a donc en permanence et sans ambiguïté deux lieux de position. Leur intersection, sous un angle favorable, donne la position précise du mobile.

 

 

 

Le Matériel Audiovisuel
 

Les caméras et appareils photographiques

 

Nous allons explorer les différents outils qui permirent aux hommes de la Calypso de filmer et photographier tout ce qui nous a fait rêver



Caméra sous-marines

 

Pour caméra sous-marine 35 millimètre un boîtier léger, en équilibre dans l'eau et susceptible de descendre à une centaine de mètres sans être écraser est obligatoire.

JYC et ses amis plongeurs de 1943 imaginaire de gonflé un boîtier à l'air comprimé avec une pression légèrement supérieure à celle qui correspondait à la profondeur maxi de la plongée envisagée.

- En 1945, ils perfectionnent cette idée en fixant sur le manche de la caméra un petit appareil respiratoire spécial dont le détendeur est réglé pour établir dans le boîtier une légère surpression par rapport au milieu ambiant. Une soupape d'évacuation tarée est placée sur le caisson et permet d'évacuer l'excès d'air durant la remontée. Ce procédé est utilisé pour les caméras, les appareils photos, les lampes flashs, les appareils de mesures, etc

-en collaboration avec Mr Girardot, JYC met au point les caméras "BATHYGRAF". Cet appareil permet aux plongeurs de disposer de véritables caméras de studio.(1953)

- Essai en Méditerranée des nouvelles caméras tel que : OERTIKON-R.C.A


 

Je vous invite a aller regarder ce site si-dessous.

 

http://www.divinghelmet.nl/divinghelmet/Welcome.html


 

Lampes flachs model le plus puissant

 

2 caissons contenant chacun 8 lampes. Ces caissons sont reliés à l'appareil photographique par un fil de synchronisme long de 10 mètres. Un sélecteur permettait de choisir le nombre de lampes que l'on désirait utiliser. Utilisation de cette lumière pour des prises de vue à environ 2/4 mètres. Circuit électrique à bas voltage, simple et inoffensif. (1953)

 


Les flaschs électroniques ou lampes éclairs

 

Bien que de plus faible puissance et plus dangereuse à manipuler, elles ont l'avantage de donner des éclats très brefs. Donc de permettre des clichés très nets à très petites distances. (1953)



 

Photographies sous-marines

 

Lorsque l'œil humain est immergé, la courbure de la cornée devient inopérante, parce que l'eau de mer et les tissus de l'œil ont un indice de réfraction comparable, on obtient donc une vision floue. Même résultat avec une lentille photographique. Pour corriger ce phénomène, on interpose une glace plane sur les lunettes sous marines entre l'œil et le milieu marin. Le système optique ainsi réaliser est appelée "diotre plan".

Cependant, ce procédé modifie quelques données telles que la distance qui parait plus courte qu'elle ne l'est entre soi et l'objectif. Le volume lui aussi est modifié, il parait plus gros qu'il ne l'est en réalité. Le diotre plan réduit aussi le champ de vision, et cela est capital en photographie sous-marine. Un objectif de 35 millimètres d'un appareil mis en boite étanche est à peu près équivalent à un objectif d'une distance focale de 50 millimètres. Autre problème, il est impossible de visionner par le côté car les sujets visionnés obliquement à travers une glace subissent des aberrations assez importantes (facile à constater lors de visite d'aquarium), pour corriger, il faut adopter des hublots plus grands.

Il faut savoir que vers 40 mètres, les paysages sous-marins sont monochromes. Les premières couleurs à disparaître sont le rouge, le rose, l'orange (couleurs chaudes) et le jaune.

- La photographie en noir et blanc est possible dans de bonnes conditions et sans éclairage artificiel jusqu'à 50 et 60 mètres en instantané au 1/50 de seconde avec une ouverture de focal F : 2

- La photographie couleur donne plus de difficulté, il faut par 40 mètres de fond utilisé la lumière artificiel. en 1948, JYC fût le premier à réaliser des photos couleurs sous-marine par -40 sur l'épave célèbre du MAHDYIA.