En ce début d'année et ce jusqu'en septembre, La Calypso restera le plus clair de son temps au port de Marseille. De son côté, JYC essaie par tous les moyens de relancer son projet //d'argyronète// que vient, faute de moyen financer, faire stopper le président de la République de l'époque M. Georges Pompidou. Un livre sur cette aventure sera écrit par Cousteau et Jacquier sous le titre "Français on a volé ta mer". Mais malgré toutes ces démarches, rien n'y fit. Le projet reprit corps bien des années plus tard en 1990 lorsque M. Henry Germain Delauze, devenu patron de la Comex, racheta le projet.
Malgré cette déconvenue, JYC rebondit et relance le projet : mission antarctique.
Le 29 septembre, pour son départ officiel pour l'antarctique, La Calypso reçoit à son bord le régent du rocher de Monaco où elle est arrimé, la S.A.S Renier ainsi que son fils, le prince Albert.
Après avoir prit la direction des îles du Cap Vert, fait escale à Porto Grande dans l'île San Vincent, là voici dans le port de Rio Janeiro. Là, les hommes de la nasa l'équiperont d'un radôme de télécommunication qui via le satellite AT53 permet de recevoir une énorme variété de cartes météorologiques. La Calypso se trouve être le premier navire au monde à en être équipé à l'époque.
C'est à Porto Madryn que La Calypso prend livraison de son hélicoptère : Hugues 300 (860 kg, moteur de 190 ch, 3 places pilote commis, autonomie de vol 5 heures)
Tout en continuant son voyage, un peu avant d'arriver dans les eaux de Patagonie, les plongeurs de La Calypso réaliseront un documentaire sur les pingouins "Le vol des pingouins".
Le 5 novembre, La Calypso franchit le canal de Beagle, c'est à ce moment là que Simone Cousteau se met à crier "au feu", sur le pont de La Calypso, pour des raisons indéterminées, 3 caisses se trouvent être enflammées. La peinture du roof est celle du plat bord intérieur sont déjà bien marquées lorsque Falco, JM France et le cuistot de La Calypso viennent à bout de l'incendie.
Le 8 novembre, rencontre avec les premiers icebergs. Une escale sera réalisée dans le port de Ushuaïa en attendant de retrouver le navire ravitailleur argentin " Le Bahia Aguirre".
Jusqu'au 28 décembre, l'ambiance est bonne. La Calypso vogue entre les icebergs et d'île en île, explore les fonds sous-mains en soucoupe. Mais, sur l'île de la déception, à 11h30 du matin, en ce 28 décembre, se produit le dramatique accident qui coûta la vie à Michel Laval. Alors qu'il venait, en compagnie de 3 de ces camarades, de crapahuter sur l'île, Michel Laval glisse sur le sol glacé et vient percuter les palles du rota de l'hélicoptère encore en marche. Sitôt prévenu, le Docteur Joseph François se précipite, mais ne put que constater le décès de son ami.
La Calypso appareille le 29 au matin, drapeau en berne avec la dépouille de Michel Laval. Cousteau laissera une équipe sur le site des explorations et rentrera par avion pour assister au funérailles de son ami et homme d'équipage. Malgré la douleur, les hommes de La Calypso continueront à rechercher une preuve de changement climatique qui a du se produire il y a bien des millions d'années. Un film en sera tiré : "**Le feu et la glace"**.
Le 15 janvier 1973, La Calypso accoste à la base USA de Palmer, sur l'île d'Anvers, avant de plonger et de franchir la limite du cercle polaire (réalisation d'un autre documentaire : "**La vie sous un océan de glace"**).
Le 14 février, alors que La Calypso entame son voyage de retour, elle se trouve handicapée par la rupture de son arbre porte hélice. c'est à de moment qu'un violent blizzard se lève et enveloppe le navire de JYC d'un linceul de glace. A tout moment, La Calypso risque de sombrer sous le poids de la glace mais, par le conté du St Esprit et celui de Posséïdon, le temps se calme, se qui permet, malgré son handicap,, à La Calypso escortée par le navire de guerre chilien le "Yelcho" de franchir le Cap Horn et d'accoster à Ushuaïa le 20 février 1973.
Durant cette mission, 4 documentaires seront réalisés :
- "La glace et le feu"
- "Le vol du pingouin"
- "La vie sous un océan"
- "Blizzard à Espéranza".
Ainsi qu'un long métrage : "Le voyage au bout du monde".